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Version Française
Polycentralité dans les grandes
agglomérations: Centralité et polycentralité à Beyrouth
Après l’étude du thème en question, et après avoir exploré les pistes de
recherche locales adéquates à une telle étude, il s’est avéré que le cas de
Beyrouth avant et après guerre est un exemple intéressant pour montrer le
caractère dynamique de la centralité en général, et le caractère planifié ou non
de la centralité, en particulier.
 Données
de base: .
Nom officiel : République du Liban . Superficie : 10 400 km2
. Population : 3,5 millions . Capitale : Beyrouth
Notre approche sera basée sur une démarche historique récente, allant du temps
du mandat français à nos jours.
Ceci nous permettra d’analyser aussi le dynamisme de l’agglomération vis-à-vis
de la guerre et de la période de reconstruction.
Beyrouth
(1920-1943): Mandat français:
Première ville portuaire du littoral levantin, Beyrouth était à cette époque
pour la France, un relais stratégique pour son commerce au levant et pour ses
communications avec l’Extrême-Orient.
Espaces stratégiques, physiquement et économiquement unis, le port et le
centre-ville furent les objets concomitants des politiques urbaines du temps du
mandat.
Au
dépend des autres villes libanaises, la centralité beyrouthine s’est développée
reflétant en même temps la centralité du pouvoir mandataire français.

Beyrouth,
ville Portuaire stratégique (1912)
Beyrouth
(1943-1975): Un nouveau centre émerge:
Portée par une croissance économique dûe aux monopoles générés par son port et
son aérodrome, la ville de Beyrouth continue à s’étendre et doit penser avant
tout à se développer et à se moderniser pour conserver sa position sur
l’ensemble de la région du Proche-Orient.

Le
plan d’extension de Beyrouth (1944)
Un
aménagement urbain de la banlieue proche de Beyrouth était une nécessité pour
répondre au développement de la ville toujours à caractère concentrique, jusqu'à
la naissance d’une nouvelle centralité à Hamra- Sanayeh du côté Ouest du centre
ville de Beyrouth à la fin des années soixante.
 Hamra
les années 70
Loin de former une centralité, l’aménagement de la petite ville de Jounieh à 12
Km de Beyrouth était une tentative de centralité future planifiée.

Urbanisation
concentrée et urbanisation incontrôlée
La guerre Libanaise
(1975-1990):
Une guerre civile fait éclater la ville en deux zones différentes: Beyrouth Est
et Beyrouth Ouest.
Le
centre ville est détruit et pillé.
Ceci encourage l’émergence de nouvelles centralités pour remplacer le centre
commercial historique.

Beyrouth
coupée en deux : Est et Ouest

Beyrouth,
capitale détruite
Ce
fut, dans la zone chrétienne par exemple, plusieurs polarités importantes, parmi
elles: - La ville de Jounieh essentiellement -
Et plusieurs petits centres commerciaux dans l’Est de la
capitale, à titre d’exemple : Achrafieh, Zalka, Furn El Chebbak, Bourj Hammoud…

La
ville de Jounieh
De
même pour Beyrouth appelée « Ouest » : Hamra continua à jouer un rôle de centre
mais cette fois-ci juste pour une partie de la ville. Plusieurs autres zones
commerciales commencent à former des polarités importantes comme Mar Elias,
Barbir, Verdun, Doha, Bir Hassan…

Vue
Panoramique de Beyrouth Côté Ouest
A
part la ville de Jounieh et Hamra, tous les autres pôles n’étaient pas planifiés
à l’avance pour jouer le rôle de centre.
Beyrouth après
guerre:
Réunification de la capitale:

^
Photo aérienne de Beyrouth; Centre-ville encerclé Rue commerçante
dans le centre-ville beyrouthin ^
Une politique de re-centralisation est entreprise par une société foncière pour
la reconstruction du centre détruit de la ville de Beyrouth: SOLIDERE.
Le
BCD (Beirut Central District) reprend un certain rôle et une centralité
réapparaît au centre historique. Une centralité qualifiée jusqu'à présent comme
artificielle et partielle.
Ce
qui est certain, c’est qu’elle est un centre de loisir incluant essentiellement
des restaurants au rez-de-chaussée des immeubles. Mais ceci est-il suffisant
pour la considérer comme centre ?

Photo
aérienne du centre-ville

Vue
panoramique du centre-ville de Beyrouth
Il
est presque certain que la reconstruction du BCD a un effet néfaste sur les
polarités qui ont émergé durant la guerre. Mais celles-ci restent présentes et
jouent toujours un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’agglomération.
De
plus, il faut signaler l’émergence d’un phénomène caractéristique autour de la
ville de Beyrouth: une certaine centralité linéaire le long de la côte entre le
BCD et Jounieh au Nord et l’apparition du même phénomène au Sud de Beyrouth.

La
centralité linéaire qui se forme au Nord du BCD

Principe
de structure urbaine (Août 2003)
Légende:

Piste de réflexion :
Tout ceci remet en question la politique de recentralisation
d’après-guerre et laisse sous entendre une spécialisation des centres beaucoup
plus qu’un monopole central jusqu'à présent.
Centralité planifiée à l’avance: Le
cas de Jounieh : IRFED – Plan ECOCHARD 1962: Structure à caractère touristique :
. A.T.C.L. . Casino du Liban . Téléférique

A.T.C.L.
– Jounieh

Casino
du Liban - La nuit

Casino
du Liban

Téléférique
de Jounieh
Centralité non planifiée : Le
cas de Doha au Sud de Beyrouth

Le
Sud de Beyrouth Région à centralité non planifiée
La
planification est un élément essentiel pour l’organisation d’une centralité mais
il reste que le potentiel de celle-ci dépend de plusieurs facteurs à caractères
conjoncturels et imprévisibles.
Toutes fois, une densification anarchique ne conduit pas forcément vers une
centralité au vrai sens du terme : exemple de Doha ; plutôt une ville-dortoir et
de Maamltein devenue un lieu privilégié de la prostitution.
 
Agglomération
centrale – enjeux urbains majeurs
A
partir de l’exemple de Beyrouth on peut déduire le caractère dynamique et varié
de la centralité urbaine.
La
ville est en mouvement continu:
De
nouveaux centres émergent, d’autres déclinent ou se transforment avec le temps.
Le
développement d’une centralité ne dépend pas toujours de la planification
préalable bien que celle-ci se trouve être un véritable catalyseur.

Photo
aérienne de Beyrouth
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