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Version Française
Les transports et l'organisation de l'espace
Les
transports sont dépendants de l'espace naturel.
Ils consomment beaucoup d'espace, particulièrement précieux en milieu
urbain.
Ils constituent
un outil efficace à mettre au service des politiques d'aménagement du
territoire, en particulier pour guider la location des activités.
A l'échelle
urbaine, ils constituent le principal outil de l'urbaniste pour orienter la
croissance urbaine.
. Le pouvoir
structurant des infrastructure de transport
1. L'espace
naturel et les transports:
. Le relief:
Le relief est une donnée permanente dont les effets doivent être pris en
compte:
- Les
infrastructures doivent s'adapter aux détails de la topographie locale avec ses
espaces plans ou non, ses déclivités.
- Les lignes
directrices du relief favorisent ou non l'installation d'un système de transport
répondant aux besoins de relations sur un territoire défini.
Le relief
peut constituer un obstacle au développement des infrastructures de transport,
notamment en montagne.
Les
grands axes de transport essaient de contourner les massives montagneux.
Les
vallées, les plaines et plateaux constituent des cadres favorisables à la
construction des infrastructures de transport.
on
s'affranchit des obstacles majeurs en réalisent des ouvrages d'arts (tunnels,
ponts, etc.)
Le choix,
pour les routes comme pour les voies ferrées, entre un itinéraire de col (moins
coûteux, plus long et souvent inaccessible en hiver) et le tunnel, résulte
d'arbitrages économiques et du trafic.
. Le climat:
Peut être un obstacle pour:
- La
réalisation des infrastructures: la construction de certaines voies ferrées à
entraîné de nombreux morts.
- L'exploitation
des infrastructures: l'enneigement en haute montagne peut entraîner des coupures
saisonnières, le brouillard peut perturber la circulation, de fortes pluies
peuvent causer des éboulements ou des glissements de terrain.
- L'entretien
des infrastructures: la neige, les inondations, les pluies, la sècheresse
détériorent chaussée et voies ferrées.
La
végétation, dépendante du climat, est parfois un obstacle (forêt, etc.). Le
souci de préserver les espaces naturels peut conduire à ne pas y tracer
d'infrastructure lourde.
L'hydrologie
conditionne la navigation fluviale qui nécessite un débit régulier et un régime
pondéré.
Le gel peut entraîner des périodes de blocage.
2. Le
dimension spatiale des transports:
Les
systèmes de transport sont formés de réseaux qui sont l'oeuvre des pouvoirs
publics mis en place par les sociétés humaines dans un espace humanisé aux
limites politiques ou administratives précises, le territoire.
Les
réseaux structurent le territoire avec leurs axes et leurs noeuds, dont la
localisation détermine des espaces privilégiés ou défavorisés.
On peut
caractériser un réseau de transport par quelques propriétés:
1- La connexité
2- L'homogénéité
3- L'isotropie
4- La modalité
5-La densité
6-L'ouverture
7-Le réserve
8- La consommation d'espace
- La connexité manifeste la cohésion du réseau: C'est la possibilité d'assurer toutes les
liaisons, elle sera maximale si toutes ces liaisons sont directes.
- L'homogénéité traduit l'indépendance entre les liaisons.
- L'isotropie est l'équivalence des liaisons entre elles.
- La modalité caractérise la capacité de relation des noeuds avec les autres points.
- La densité:
rapport entre la longueur des lignes et la superficie de la zone desservie.
- L'ouverture d'un réseau caractérise la possibilité d'accès en n'importe quel point du
réseau.
- La réserve:
un réseau est dit en site propre si l'infrastructure est réservé à un type de
véhicule dont le parcours est fixe de façon rigide, un réseau en site propre
n'est pas compatible avec les autres réseaux.
- La
consommation d'espace, qui doit être rapportée à la capacité offerte.
- La continuité
spatiale suppose trois conditions:
1. L'ubiquité: la possibilité de se rendre en n'importe quel point.
2. La fonctionnabilité: la possibilité pour un voyageur d'être
transporté sans dépendre d'un groupement avec d'autres voyageurs.
3. L'instantanéité: la possibilité de réaliser le transport à
l'instant désiré.
Ces
conditions ne sont jamais parfaitement remplies.
Métro,
autobus ou automobile sont inégalement consommateurs d'espace. Ils favorisent
des formes d'urbanisation très différentes, très inégalement consommatrices
d'espace elle aussi.
La
desserte par les transports ferrées favorise une urbanisation dense, dans une
aire d'influence limitée.
Une
desserte axée sur l'utilisation de l'automobile favorise une urbanisation peu
dense, mais conduit à une urbanisation plus large, isotrope, de l'espace.
L'autobus
est beaucoup moins propice à engendrer ses propres formes d'urbanisation. C'est
un mode de transport léger, souple, sans infrastructure propre, qui s'adapte à
l'urbanisation plus qu'il ne l'engendre.
3.
Permanence des transports et structure de l'espace:
Les
réseaux de transport marquent profondément l'espace.
L'homme a
tracé les premières pistes en foulant le sol. Ses pistes tenaient compte des
conditions naturelles (relief, cours d'eau, etc...), avec la domestication des
animaux, puis avec les chariots, la piste est devenue route.
Les
réseaux actuels sont souvent des réseaux hérités d'époques antérieures où les
conditions d'occupations de l'espace et de production étaient radicalement
différentes.
Cette
pérennité des anciens traces est particulièrement significative en ville, où le
réseau de voirie urbaine a souvent repris les chemins ruraux préexistants.
De même, les
réseaux que nous planifions aujourd'hui influeront sur l'organisation de
l'espace pendant des générations.
Vendredi 18 Juin 2004
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